Alimentation générale

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dimanche 8 novembre 2009

Alimentation générale, le retour... Au Grand Vefour

Plus d'un an a passé, depuis le dernier post publié sur ce blog. Un déménagement, l'auteur a quitté Paris pour la (pour le) Champagne, l'envie de prendre du champ aussi, de ne pas s'engoncer dans la routine, ont rendu ce blog inactif, la nécessité de l'alimenter moins pressante. Aujourd'hui, il reprend.

Et pour renouer le fil de notre dialogue, je rendrai compte aujourd'hui d'un des meilleurs repas que j'ai fait depuis l'interruption de ce blog, au Grand Vefour justement...

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dimanche 11 mai 2008

Pour quelle(s) raison(s) le Grand Vefour a-t-il perdu sa troisième étoile ?

Qu'est ce qui n'allait pas dans la cuisine de Guy Martin pour qu'il perde sa troisième étoile au Michelin ? Des "spécialistes" vous disent qu'au delà de soixante couverts par service, le vénérable guide rouge prend la décision d'ôter le macaron. C'était déjà l'explication qu'on donnait pour Taillevent l'année dernière. Mais...

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mercredi 23 avril 2008

Mon ami, Alain Dutournier

Un article de moi, paru dans "Paru Vendu" (ça ne s'invente pas) me vaut une volée de bois vert de la part d'un chef que je considère parmi les meilleurs en France. Alain Dutournier que j'avais vu quelques jours avant d'aller au Maxan, un super bistrot que je vous conseille à tous, m'avait fait part de ses inquiétudes quant à l'avenir de la création culinaire. En fait, il voulait attirer mon attention sur le contexte économique qui rend de plus en plus difficile le maintien du haut niveau de qualité exigé par la cuisine française, quand elle est à son sommet. Je l'avais pris, moi, au pied de la lettre, et rendant compte de ses propos, je lui opposais dans mon article l'exemple du chef du Maxan et ses ingénieuses trouvailles culinaires. Dans un commentaire qu'il adresse à son confrère du Maxan, et qu'il m'a fait également parvenir, Alain Dutournier rétablit sa pensée et du coup, la précise. Je ne peux que lui donner raison sur le problème qu'il soulève. Imparfait messager, j'avais mésinterprété ses propos. Du coup, nous voila d'accord. Oui, la haute cuisine française est en danger de mort économique, et oui, de jeunes talents prennent la relève et croient possible encore, malgré le climat économique morose de notre pays, de se lancer dans l'aventure de la création culinaire. Les lecteurs de ce blog pourront lire ci-dessous l'article incriminé, ainsi que la réaction d'Alain Dutournier. Tant qu'il y aura des hommes, et tant qu'il y aura des passionnés de cuisine...

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mardi 22 avril 2008

A propos d'une grève

Sans papiers de la restauration

Piquet de grève devant "Charlie Birdy" à deux pas des Champs Elysées

Une grève dont mes confrères parlent peu. Et pourtant, elle concerne une vingtaine d'établissements parisiens. C'est celle des travailleurs sans papiers de la restauration, qui se battent pour leur régularisation. Ils seraient 50 000 au moins à être concernés selon l'Umih qui, comme les autres syndicats patronaux, appelle à une régularisation massive...

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mercredi 16 avril 2008

Bordeaux et le réchauffement climatique

Le Quatuor de Bordeaux
Les quatre interprètes du "quatuor de Bordeaux"
A Bordeaux, les moins bonnes années prennent le pas sur les meilleures. Rien que pour les millésimes des années 2000, les amateurs feront bien d'oublier les 2000, de passer sur les 2003, et de vider au plus vite leurs 2005. Ces vins ne sont pas faits pour durer. En revanche, les 2001, les 2002 et même les 2007 que j'ai goûté avant qu'ils ne soient mis en bouteille, années médiocres d'un point de vue météorologique, sont riches de promesse du point de vue œnologique. La raison de ce paradoxe : les conséquences sur le plus prestigieux des vins du réchauffement climatique.

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mardi 15 avril 2008

Sous les pavés, la table ?

Mai 68
Mai 68 revu et visité...

A l'occasion de l'inauguration de l'exposition sur la Figuration Narrative aux Galeries Nationales du Grand Palais,le 14 avril dernier, "l'artifoodeuse" Fréderick e. Grasser Hermé a convoqué le tout-Paris à un" meeting du Mouvement Culinaire Etudiant". Une mise en scène culinaire, dans le très chic Showcase, sous le pont Alexandre III, visant à recréer l'ambiance Mai 68. Au menu : œufs mayo, tomates farcies au pâté Hénaf et servies dans leurs boites, raviolis et hachis-parmentier façon resto-u, etc. L'espace d'une soirée, la misère en milieu étudiant pour reprendre le titre d'un pamphlet situationniste de l'époque, est devenue "mortelle", comme on dit aujourd'hui. Mais si c'était la mort, la vraie mort de la création culinaire que ce genre d'évènement un rien pathétique signait malgré lui ?

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dimanche 13 avril 2008

Moët déclare le millésime 2003

Moet Grand Vintage 2003 2003, tous les amateurs de vin vous le diront, a été l'année fatale. Particulièrement en Champagne. Car, il n'y a pas eu que la canicule. L'été le plus chaud du siècle, la vendange la plus précoce depuis 1822, 80 jours après la fleur (au lieu de 100) soit le 18 août, une maturation si rapide que certains vignerons étaient encore à la mer quand il fallut dare-dare ranger le matelas de plage et se replier (en 4x4) sur les coteaux crayeux, ont laissé des souvenirs cuisants - c'est le cas de le dire. Mais auparavant, il y avait eu quatre nuits de gel, les 7, 9, 10 et 11 avril, détruisant 13 500 hectares de vignes, suivis de huit épisodes de grêle en juin et juillet qui, comme par un fait exprès, touchèrent les vignobles épargnés par le gel. Résultat, une demi-vendange, faible en chardonnay et en pinot noir, les deux cépages rois de la Champagne, un peu plus généreuse en pinot meunier, le mal aimé. Des raisins à forte maturité tannique, riches en sucre mais où toute acidité avait brulé (5,3 d'acidité, le taux le plus bas du siècle), un mout hyper-sensible à l'oxydation tournant "chocolat" comme on dit du côté de Reims et d'Epernay, et des départs en fermentation intempestifs. Pas étonnant que la plupart des maisons aient renoncé à déclarer ce millésime. Seuls Bollinger et Moët s'y sont risqués à ce jour. Bollinger, on comprend. La maison pratique un style où la maturité et la vinosité l'emportent sur la minéralité et l'aérien. Mais Moët ? Il fallait un certain culot au jeune chef de cave, Benoît Gouez, pour prendre la décision de réserver une partie de cette minuscule récolte à la production d'un Grand Vintage. Ou était-ce qu'il avait sur ce millésime solaire des lumières qui lui venaient de la studieuse fréquentation de l'oenothèque de Moët, la plus impressionnante collection de vins de réserve de toute la Champagne ? Au cours d'une dégustation ouverte à quelques privilégiés, il a en tout cas plaidé avec bonheur la cause d'un vintage atypique en s'appliquant à montrer en quoi 2003 s'inscrivait dans la lignée d'autres millésimes tout aussi originaux, 1976, 1959, 1947...

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dimanche 6 avril 2008

J'ai mangé du fugu

La réputation du fugu n'est plus à faire. Certains pensent que les gourmets japonais s'en régalent car, à chaque bouchée, ils risquent la mort. Le foie de ce poisson contient en effet une toxine (la "Tetrodoxine") pour laquelle nulle antidote n'est connue. Au Japon, depuis la fin des années cinquante, seuls les chefs titulaires d'une licence ont le droit de préparer et de vendre du fugu. Il faut deux à trois ans à un apprenti pour maitriser la technique de découpe du fugu. 30% seulement des candidats sont agréés. Lors d'un récent voyage à Tokyo, j'ai pris le risque de manger du fugu dans un restaurant de Shibuya. Compte rendu d'une expérience de gastronomie de l'extrême...

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mardi 11 mars 2008

En vrac

En vrac, voici quelques notes de dégustations sur des restaurants où j'ai invité au cours des derniers mois diverses personnalités gourmandes qui me les avaient chaudement recommandées. Grâce leur en soit rendue...

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Toshiro Kuroda : ambassadeur du (bon) goût nippon

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Drôle de bonhomme que Monsieur Toshiro Kuroda, en France depuis si longtemps qu'il parle le français avec des coquetteries de fin lettré, usant les mots les plus rares et les tournures les plus recherchées. Mais ce n'est pas pour sa maitrise de notre langue que Toshiro Kuroda mérite ce coup de projecteur.

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Bonnes tables/bons prix à Paris

Voici, au hasard de mes chroniques et de mes pérégrinations culinaires dans la capitale, une moisson de bonnes tables à petits prix. Régalez-vous...

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dimanche 3 février 2008

Sauté Gourmand ? Et que ça saute...

David Rathgeber©Mathilde de L'Ecotais
David Rathgeber©Mathilde de L'Ecotais

David Rathgeber, l'actuel chef du Benoit, a longuement concocté, sous la houlette d'Alain Ducasse, un de ces missiles intemporels qui, de temps à autre, prennent le palais du dégustateur par surprise. Compte rendu d'une émotion...

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Une recette pour la paix

L'Auberge de la Charme à Prenois, douze kilomètres au nord de Dijon, abrite David Zuddas, le nouveau président de Générations.C, et sa famille. Dans ce lieu à la fois rustique et cosy, on s'est régalé samedi 2 février 2008, et notamment d'une tarte de champignons et truffe noire - craquant du sablé, onctuosité de la purée d'aubergines, neutralité du champignon de Paris, intensité de la truffe noire d'une fraicheur sans égale - plat qui s'imprime dans la mémoire et deviendra, nous en sommes sûr, une signature pour ce jeune chef avenant et charismatique. Mais nous redoublâmes de plaisir à la lecture de la recette ci-dessous, inventée par l'autre chef de la maison, Pierre Simon, son fils de 11 ans. La voici, "fôtes" d'orthographe incluses, dans sa rafraichissante générosité. Une recette à mettre d'urgence à nos menus...

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dimanche 27 janvier 2008

Tête de veau en Tortue : la recette

Sa majesté la tête de veauSa Majesté la Tête de Veau

Jean Claude Ribaut, membre émérite du Club de la Tête de Veau , chroniqueur gastronomique au "Monde" et excellent cuisinier, nous communique la recette d'Ali-Bab qu'il exécute lui-même à merveille.

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samedi 26 janvier 2008

La 6ème Nuit de la Tête de Veau

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Le restaurant "Le Procope" a accueilli cette année le traditionnel repas du Club de la Tête de Veau, donné chaque 21 janvier pour célébrer la décapitation de Louis XVI sur la place de la Liberté.

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samedi 5 janvier 2008

Yquem ? Mais avec le poulet-frites bien sûr

L'année 2007 a été pour moi l'occasion de vivre une expérience à rendre jaloux les plus gâtés de mes confrères (et Dieu sait s'ils le sont... gâtés, mes confrères). Pierre Lurton, le nouveau et compétent président de Château d'Yquem, en me sollicitant pour actualiser le livre consacré à son domaine par l'éminent connaisseur américain Richard Olney, malheureusement aujourd'hui décédé, me fit en effet le plus merveilleux cadeau dont un gastronome puisse rêver.

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samedi 31 mars 2007

Alimentation générale

L'auteur

Pierre Rival est journaliste, écrivain et chroniqueur gastronomique. Alimentation générale est le journal de bord de ses découvertes, de ses coups de foudre et de ses aventures en matière culinaire. C'est aussi le titre du roman - paru le 4 mai 2007 aux Editions Flammarion - où il raconte les tribulations d'un chroniqueur gastronomique, Paul Rebell, de bouibouis en grands restaurants, à la recherche du seul plat dont on peut abuser sans indigestion, l’amour . Alimentation générale a reçu le Prix Metro 2007 du meilleur livre de littérature gastronomique

Alimentation générale

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mercredi 28 mars 2007

Parigot, tête de veau

Petit panorama des meilleures têtes de veau à Paris.

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Le Marathon de New-York

Running on the rain

Nous étions huit, huit chroniqueurs gastronomiques français venus courir le marathon de New York. Un marathon d’un genre spécial : vingt restaurants en quatre jours, du 6 au 9 janvier dernier, soit cinq restaurants par jour.

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jeudi 23 février 2006

Les restos à Londres ? Bof...

Londres, capitale mondiale de la gastronomie ? A en croire Gourmet, la « Bible des gastronomes américains » (sic !), Londres serait « L’endroit au monde le plus excitant pour manger. » Fin de la citation. Ce critère de l’excitation laissera sceptique ceux qui pensent que rien ne vaut le calme pour apprécier correctement les saveurs. Mais là n’est pas le hic, ou plutôt si… Car la hype autour des restaurants londoniens relève bien de ce phénomène d’autosuggestion qui conduit, de manière récurrente, les anglo-saxons à s’enthousiasmer pour leurs propres classements, bâtis sur des critère de notoriété où le marketing compte plus que la substance. On l’a vu dans le vin où les notes d’un Robert Parker, basées sur un palais particulier, ont fini par dénaturer celui d’une génération entière de dégustateurs. Le fait se reproduit aujourd’hui dans la gastronomie, avec cette emphase mise sur la scène londonienne, longtemps décriée, érigée aujourd’hui au rang de Mecque de la « nouvelle, nouvelle, nouvelle cuisine. » Nouvelle cuisine ? Ou nouvelle duperie au pays dont les habitants sont les plus accros au monde à la... fast-food.

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